Wam de Slimane Kader

Quatrième de couverture Les aventures, sur une nuit, d’un jeune de cité venu goûter au miel de « Paname ». Un premier roman à se tordre de rire. Wam et ses copains de la « cité des artistes » ont un emploi du temps immuable : lever à 16 heures puis occupation du hall BC jusqu’à la tombée de la nuit. Un soir, accablés par l’ennui, ils décident d’une virée sur Paname… Le début d’une nuit de folie… Happé dans un tourbillon de vie et d’embrouilles, Wam se retrouve au milieu d’une crise de couple, se tape la cloche à l’oeil dans une brasserie, festoie dans un Donald avec un caïd du 93, pousse la chansonnette dans un loft de bobos, devient mascotte d’une soirée mondaine, transforme un camion poubelle en taxi, etc. Sur le modèle de After Hours de Martin Scorcese – une nuit, une grande ville, une succession d’aventures -, ce premier roman enchaîne blagues et rebondissements à un rythme trépidant et nous fait découvrir un Paris inédit : voici la ville lumière telle qu’elle brille dans le regard d’un enfant des cités. Voici comment toute ville fait fantasmer ceux qui vivent à ses marges.

Voici un livre dont la couverture artistique m’a attiré : le mot Wam écrit en graffiti sur une couverture blanche.

Je n’irai pas par quatre chemins, cette lecture m’a laissée perplexe. J’ai tout d’abord failli arrêter dès la première page : en effet dès la deuxième phrase, je vois le mot téci… Il me faut quelques secondes pour comprendre que c’est du verlan, et de me dire : oh non si tout le livre est comme ça je ne vais pas y arriver. En effet le livre est écrit de façon très rythmée, entre argot et anglais. Il faut dire que ce livre dont le héros vient de la banlieue, avec ses codes, n’aurait pas pu être écrit autrement. J’y ai trouvé de beaux moments poétiques. Mais je trouve que finalement le résumé ne colle pas tout à fait avec le contenu du livre, et je n’ai pas trouvé qu’il soit si drôle. J’ai même été un peu décontenancée par la violence qui  s’en dégage.

Malgré tout les personnages sont attachants et surtout pleins de vie !

Un livre qu’il faut tenter, même s’il n’était pas vraiment fait pour moi.

Wam de Slimane Kader, Nil, 168p.

C’est lundi, que lisez-vous ? n°14

Ceci est un rendez-vous dans lequel on fait le point de ses lectures de la semaine passée. Pour en savoir plus : blog de Galleane.

Ce que j’ai lu

Cette semaine fut une petite semaine de lecture.

Au lieu-dit Noir-Etang de Thomas H. Cool – mon avis ici

Ce que je suis en train de lire

Wam de de Slimane Kader. L’écriture est très particulière, j’espère ne pas l’abandonner.

Ce que je vais lire

Mademoiselle Chambon de Eric Holder.

Au lieu-dit Noir-Etang … de Thomas H. Cook

Quatrième de couverture : Août 1926. Chatham, Nouvelle-Angleterre, à quelques encablures du cap Cod : son église, son port de pêche et son école de garçons, fondée par Arthur Griswald, qui la dirige avec droiture et vertu. L’arrivée de la belle Mlle Channing, venue d’Afrique pour enseigner les arts plastiques à Chatham School, paraît anodine en soi, mais un an plus tard, dans cette petite ville paisible, il y aura eu plusieurs morts.  Henry, le fils adolescent de M Griswald, est vite fasciné par celle qui va lui enseigner le dessin et lui faire découvrir qu’il faut  » vivre ses passions jusqu’au bout « . Du coup, l’idéal de vie digne et conventionnelle que prône son père lui semble être un carcan. Henry assiste, complice muet et narrateur peu fiable, à la naissance d’un amour tragique entre Mlle Channing et M Reed, le professeur de lettres qui vit au bord du Noir-Etang avec sa femme et sa fille. Il voit en eux  » deux figures romantiques, des versions modernes de Catherine et de Heathcliff « . Mais l’adultère est mal vu à l’époque, et après le drame qui entraine la chute de Chatham School, le lecteur ne peut que se demander, tout comme le procureur :  » Que s’est-il réellement passé au Noir-Etang ce jour-là ? « 

Voici un roman policier dont j’avais lu de bonnes critiques et que j’ai trouvé à la bibliothèque, bien que je ne lise quasiment plus de policier depuis un certain temps. Je l’ai emprunté avec un peu d’appréhension car je n’arrive plus à lire les livres trop sombres.

J’ai bien aimé l’écriture de l’auteur, sans fioriture. Le rythme du roman est assez aléatoire, et j’ai eut par exemple du mal à terminer la troisième partie. Au niveau de la construction, de nombreux retours en arrière (pour ne pas dire flash-back) s’entremêlent. La vie d’Henry aujourd’hui, sa vie en 1926-27, des extraits du jugement. Cela m’a déstabilisée seulement les premières pages, ensuite je me suis facilement retrouvée dans le récit.

Dès le début on apprend qu’il s’est passé quelque chose de terrible, et quels sont les personnes impliquées. On se retrouve emporté par le flot de cette histoire, je me suis même demandée si je ne faisais pas de voyeurisme, en attendant le dénouement final. Car il reste tout de même quelques questions en suspend jusqu’à la fin.

L’auteur a rendu tous les personnages attachants, il est donc difficile par la suite de blâmer l’un ou l’autre.  Enfin, j’ai trouvé que la couverture est vraiment réussie.

Bref, même si ce n’est pas mon coup de cœur, ce livre a été une très bonne lecture.

Au lieu-dit Noir-Etang… de Thomas H. Cook, Policiers Seuil, 355p.

C’est lundi, que lisez-vous ? n°13

Ceci est un rendez-vous dans lequel on fait le point de ses lectures de la semaine passée. Pour en savoir plus : blog de Galleane.

Ce que j’ai lu

Le Montespan de Jean Teulé – mon avis ici

Limonov d’Emmanuel Carrère – mon avis ici

Ce que je suis en train de lire

Après avoir lu de nombreuses chroniques sur ce livre, je débute au lieu-dit Noir l’étang de Thomas H Cook.

Ce que je vais lire

Wam de Slimane Kader

Limonov d’Emmanuel Carrère

Quatrième de couverture : « Limonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement. C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

Avant de vraiment me pencher sur la quatrième de couverture, je n’avais pas compris que Limonov était la biographie d’un homme encore en vie. Dès le début j’ai été conquise par le style de l’écrivain. Une écriture fluide, sans superflus, avec ce qu’il faut d’humour. Edouard Limonov y est décrit sans complaisance. Le récit suit la chronologie de sa vie. Son ascension y est contée, tout comme les nombreuses périodes où il touche le fond. Ce qui me laisse dire en terminant ce roman qu’il n’a pas du avoir une vie très heureuse.  En tout cas pas comme nous l’entendons. Une vie à la dure dès sa jeunesse, ponctuée de départs, des amours tumultueuses. Rien n’est caché dans ce livre, ce qui nous donne des passages parfois un peu « crus ».

C’est en même temps un livre historique, avec en toile de fond la vie et la mort de l’URSS, la Russie actuelle ainsi que les pays de l’Est de l’Europe.

Si je ne me suis pas ennuyée durant une grande première moitié du livre, cela se gâte à partir du chapitre sur Sarajevo. Je trouve qu’ensuite le ton du roman devient plus « politique ». Ce qui n’est pas du tout étonnant vu l’énergumène.

J’ai au final bien aimé ce livre, sans que ce soit un coup de cœur, et bien que ce ne soit pas mon genre littéraire de prédilection.

Limonov, Emmanuel Carrère, P.O.L, 488p.

Le Montespan de Jean Teulé

Après une nouveauté, un classique qui date de 2008.
Histoire : du temps de Louis XIV, tous les hommes seraient honorés que leur femme soit maîtresse du roi. Oui mais voilà, le marquis de Montespan aime sa femme, et n’est pas du tout d’accord.

Je mettais beaucoup d’espoir dans ce livre, j’avais adoré le magasin des suicides du même auteur, entendu beaucoup de bien de ce roman et le thème du livre m’attirait beaucoup.

J’ai au final beaucoup de mal à définir si j’ai aimé ou non ce livre. Le premier mot qui me vient à l’esprit c’est : déception.
J’ai eu un mal fou à entrer dans l’histoire, j’ai relu certains passages deux ou trois fois, sans comprendre au final où voulait en venir l’auteur. C’est vraiment très frustrant. J’ai adoré quelques chapitres, drôles et cocasses ; d’autres m’ont ennuyé et certains m’ont déplu car trop vulgaires à mon goût.
J’ai un avis mitigé sur les personnages. On prend forcément un peu pitié de ce Montespan et à en vouloir à Mme de Montespan. Ce sont finalement presque les personnages secondaires qui sont les plus attachants (je pense par exemple à la cuisinière, les apprentis). L‘histoire de Marie-Christine m’a mis mal à l’aise, même si c’est une réalité historique (oui mais quand on est jeune maman, certains thèmes sont un peu douloureux à lire).
Dernier point négatif, la couverture dont les couleurs et l’illustration ne me plaisent pas.

Pour conclure, je ne dirai pas que c’est un mauvais livre, mais simplement qu’il n’était pas fait pour moi.

Le Montespan, Jean Teulé, Julliard, 352p.

C’est lundi, que lisez-vous ? n°12

Ceci est un rendez-vous dans lequel on fait le point de ses lectures de la semaine passée. Pour en savoir plus : blog de Galleane. Je n’ai pas publié la semaine dernière par faute de temps. Et oui, il faut se remettre dans le bain de la rentrée …

Ce que j’ai lu

Bifteck de Martin Provost. Mon avis ici  

L’enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt. Mon avis ici

Ici ça va de Thomas Vinau – mon avis ici 

Les chaussures italiennes de Henning Mankell – mon avis ici

Ce que je suis en train de lire

Le Montespan de Jean Teulé

Ce que je vais lire

Ma pile de livres à lire a bien augmenté, entre mes achats et la rentrée dans la bibliothèque. Mes deux prochaines lectures seront  Limonov d’Emmanuel Carrère et Au lieu-dit Noir l’étang de Thomas H Cook.