Une parfaite journée parfaite de Martin Page

Après un petit break de lecture, un court roman très plaisant !

Tenter de se suicider peut être une occupation très prenante. Une journée durant, un homme s’attèle à la tâche: bricolage de chaise électrique, cocktail explosif d’antidépresseurs, tout y passe. Pour celui qui collectionne les émotions de ses collègues et prend ses vacances dans un ascenseur, rien n’est simple… On peut se sentir inadapté à la vie et, bizarrement, ne pas parvenir à la quitter.

 

Voilà un livre qui m’a vraiment emballée, c’est tout à fait ce qu’il me fallait après un coup de mou dans mes lectures. C’est un livre au style très particulier : certains diront que c’est de l’humour noir un peu lourd, je l’ai trouvé finalement assez poétique. On se prend vite au jeu de suivre le « héros » du livre, ce pauvre bougre,  se suicider avec de nombreux détails (on révise son anatomie), et des péripéties « abracadabrantesques ». Au travers cette histoire c’est la société toute entière qui est critiquée : individualisme, solitude, perfection … Au final, cette histoire m’a fait penser à Bifteck que j’avais lu récemment, j’ai trouvé pour ma part ‘une parfaite journée parfaite » plus facile à lire.

Le roman se lit rapidement, il est très rythmé, et lorsqu’on rentre tout à fait dans l’histoire comme moi, on ne peut que le dévorer. Je trouve par ailleurs la couverture très réussie.

Par contre je n’ai absolument pas compris la fin, qui je l’avoue m’a un peu dépassée. Vu la petite taille du roman, je ne peux que recommander de se faire sa propre opinion !

Une parfaite journée parfaite, Martin Page, Nicolas Philippe, 117p.

Mademoiselle Chambon de Eric Holder

Ce livre n’est pas vraiment une nouveauté, mais le résumé me faisait envie depuis un petit moment !

Quatrième de couverture Antonio, maçon d’origine portugaise, et Anne-Marie, qui travaille dans un atelier de maroquinerie, ont un petit garçon Kevin. Ils vivent à Montmirail, tranquillement. Un jour, Antonio va chercher Kevin à l’école. A leur insu, les vies de l’institutrice et du maçon vont être bouleversées par cette première rencontre. Antonio prend l’habitude d’aller chercher Kevin à l’école. Mademoiselle Chambon essaie d’établir la fréquence de ses passages. Elle lui demande de remplacer une fenêtre dans son appartement. Il vient chez elle, regarde le violon qu’elle possède. Elle doit s’avouer qu’elle est amoureuse. Il est chez elle. Il travaille. Pendant ce temps, elle lit un roman. Pour lui, avant qu’il parte, elle joue de son instrument. Elle lui offre une cassette sur laquelle elle a enregistré une sonate de Bartok. Anne-Marie trouve la cassette, « Bartok, drôle de nom, qui est-ce ? ».

Difficile pour moi de commenter ce livre, tant j’ai été assaillie par des sentiments contradictoires. J’ai tout d’abord bien accroché à cette histoire, en incorrigible romantique que je suis. Il m’était presque impossible de refermer le livre tant je voulais en connaître la suite ! L’écriture est plaisante, l’histoire posée et paisible. Les chapitres sont assez courts, et l’on suit l’intrigue au fil des saisons. Un point positif : pour une fois, cette histoire d’amour ne se déroule pas sur fond de couple qui se déchire et décrit simplement une rencontre entre deux personnes qui s’attirent.

Et puis vers la moitié du livre j’ai été plutôt déçue par ce récit. Peut-être parce que cette distance entre les personnages finit par les rendre froids, sauf Anne-Marie qui est la seule à aller de l’avant. Certainement aussi car je m’imaginais une autre fin. Difficile d’en dire plus sans dévoiler le reste … je dirais tout de même qu’il ne se passe pas grand chose.

Bien que je n’ai pas été emballée plus que cela, je vais tenter d’autres romans du même auteur qui m’a séduite par la justesse de son écriture.

Au final, c’est un court roman qui se lit facilement, et qu’il faut avoir lu !

Mademoiselle Chambon, Eric Holder, Flammarion, 140p.

Bilan lectures – septembre 2012

En me promenant sur différents blogs littéraires, j’ai vu que de nombreux lecteurs font chaque mois le bilan de leurs lectures. A moi de me lancer ! Comme pour le mois d’août, je vais lister mes lectures, donner mon top 3 , ma couverture préférée  et enfin un petit point sur les « médias », ce que j’ai pu lire dans la presse ou entendre à la radio.

Mes lectures de ce mois

Le joueur d’échecs de Stefan Zweig

Bifteck de Martin Provost

L’enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt

Ici ça va de Thomas Vinau

Les chaussures italiennes de Henning Mankell

Le Montespan de Jean Teulé

Au lieu-dit Noir-Etang de Thomas H. Cook

Wam de Slimane Kader

Mademoiselle Chambon de Eric Holder

Mon top trois

Difficile de n’en retenir que trois, vu le nombre de lectures du mois de septembre.

3. Les chaussures italiennes de Henning Mankell – pour ce voyage dépaysant et plein d’auto-dérision

2. Ici ça va de Thomas Vinau – pour ce texte tout en pudeur et ces petits bonheurs de la vie

1. L’enfant de Noé et Eric-Emmanuel Schmitt – un texte émouvant, poétique, heureux

Ma couverture préférée

Ma couverture préférée de ce mois est celle des chaussures italiennes de Henning Mankel. Il s’en dégage une lumière mystérieuse…

Dans les médias

Début septembre, le petit évènement a été le concours d’haiku d’Amélie Nothomb sur France Inter. Lien ici.

Le haïku gagnant est celui d’Araceli Sanchez.

La trace d’argent
Déposée par l’escargot
Mérite une lecture