Bifteck de Martin Provost

J’ai été appâtée par la couverture vichy de ce livre et par son résumé prometteur. André Plomeur, boucher à Quimper comme depuis de nombreuses générations, a aidé les femmes de soldats envoyé en guerre à passer le temps… Oui, mais la guerre a une fin et André se retrouve père de 7 enfants. S’en suit un drôle de voyage.

Mieux vaut être prévenu tout de suite : ce livre n’est pas un roman comme les autres. En fait, j’aime à penser que j’ai été en présence d’un conte pour adultes, avec ce qu’il faut de poésie et de fantastique. Au cours de ces 122 pages, je suis passée par tout un tas d’émotions, notamment avant de comprendre qu’il ne fallait pas prendre le texte au pied de la lettre.

Amusement – Interrogation – Incompréhension – Émerveillement – Nostalgie – Incompréhension (le retour) – Sourire

Bien que le style soit assez étonnant, le texte se lit facilement. On y déniche de superbes moments poétiques, notamment lors du voyage sur le bateau. L’histoire se décompose en trois principaux tableaux : Quimper, le bateau, l’île. Je trouve bien que pour une fois la thème de la paternité soit abordé, et de belle manière. Mais même si le personnage d’André a tout pour être un personnage sympathique,  je doit avouer que je ne me suis pas tellement attachée à lui, ni à toute sa marmaille. La faute peut-être à une histoire à laquelle on ne peut pas vraiment s’identifier.

Un autre point qui me fait penser à un conte : le chiffre 7. Comme les 7 nains, ou les 7 frères dans le petit poucet.

Un livre que je conseille … à un public averti !

Bifteck de Martin Provost, Le Livre de Poche, 122p.

 

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