Demain j’arrête de Gilles Legardinier

Voici un livre emprunté au hasard à la bibliothèque. Peut-être attirée par ce petit chat en couverture ? L’intrigue est assez simple : l’histoire est celle de Julie, une vraie catastrophe ambulante qui va tout tenter pour se rapprocher de son mystérieux voisin …

demain-j-arrete-288052-250-400Après les premières pages le ton est donné : un style simple, une écriture dynamique et drôle qui présagent de bons moments. Et il faut dire que l’histoire est addictive ! C’est un vrai moment de détente, même si ce qui arrive à Julie est parfois un peu gros. Malgré cette petite critique, ce roman, est vraiment ce dont j’avais besoin : un livre sans prise de tête et vite lu. Un peu comme un épisode de Friends après une journée bien remplie.

Les personnages sont tous attachants, suffisamment décrits pour qu’on veuille mieux les connaître. Il y a bien sûr Julie, héroïne paumée, personnage principal de ce livre. Il y a aussi les hommes qui gravitent autour d’elle : mais des comme ça, je n’en ai jamais rencontré en vrai. Aussi beaucoup d’émotions avec sa voisine, qui cultive un jardin sur son balcon, un acte résistant ! Car oui, et heureusement, l’intrigue ne se limite pas seulement à une histoire d’amour, mais aussi à la quête de Julie de trouver du sens dans sa vie.

En conclusion une lecture agréable, mais je ne crierai pas au génie comme certains commentaires que j’ai pu lire ici ou là.

icon_smile

Demain j’arrête de Gilles Legardinier, éditions Fleuve Noir, 350p.

La tentation du homard d’Elizabeth Gilbert

Voici un livre que j’ai pris à la bibliothèque un peu par hasard, peut-être grâce à sa couverture qui m’avait attiré l’œil. Je suis ensuite allée voir les critiques sur internet, et la plupart n’étaient pas très bonne. Alors, verdict ?

couv64148386.gif

Contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, j’ai bien aimé les personnages de ce livre. Notamment Ruth, le personnage principal, vraie adolescente rebelle, avec une famille et un destin hors du commun. La population insulaire de Fort Niles y est bien décrite avec la complexité de vivre éloigné du reste du monde.

Concernant le style de l’écrivain, c’est un livre que j’ai lu assez facilement. Je doit admettre qu’il y a cependant quelques longueurs, notamment au niveau du chapitre 9 qui raconte « la guerre des homards ». Bien qu’il y ait des retours dans le passé tout le long du livre, ce passage en particulier a cassé le rythme de l’histoire.

Au final je crois que j’ai assez peu accroché aux longues descriptions de la pêche, tout simplement.

Un contraste un peu étonnant, autant les descriptions des personnages et de leur vie sont détaillées, autant la fin du livre est très rapide ! Alors que pour le coup j’aurai bien aimé en savoir plus, car cette partie de la vie de Ruth devait être palpitante. Cela m’a laissé un petit goût d’inachevé.

Cela reste malgré tout une bonne lecture, comme quoi il faut toujours se faire sa propre opinion.

icon_smile

La tentation du homard d’Elizabeth Gilbert, Calmann-Levy, 408p.

Le coeur régulier de Olivier Adam

J’ai beaucoup entendu parler d’Olivier Adam lors de la rentrée littéraire 2012. Alors quand je suis passée devant ce livre en format poche, avec une couverture évoquant le Japon, j’ai lu avec intérêt le résumé. Bien que l’histoire me semblait un peu sombre, je l’ai acheté … puis laissé dans ma bibliothèque. L’heure était venue de l’ouvrir enfin.

coeur

Force est de constater que l’auteur a bien mérité les éloges de la presse. Son style est très agréable et efficace. Il a une manière de décrire les paysages, les situations : on s’y croirait vraiment ! J’ai eut l’impression de manger à genou dans la pension japonaise, de voir les plages et le fameux distributeur automatique. Pour moi qui suis une passionnée de la culture japonaise, je n’ai presque pas été dépaysée.

Le récit en lui-même est passionnant. On en apprend un peu plus sur les personnages au moment où on s’y attend moins. A chaque fois on en apprend suffisamment, je me suis dit à de nombreuses reprises : ça y est je sais tout, alors que non d’autres détails viennent dans les chapitres suivants. Cette histoire de gens ordinaires, ne sombre pas dans la psychologie de comptoir, bien que le sujet soit souvent grave.

Pour ne rien gâcher, j’aime beaucoup la couverture.

Par contre je n’ai pas bien compris le titre …

Si je devais conclure, je dirai simplement que cette lecture m’a conquise et que c’est un beau coup de cœur.

Le cœur régulier de Olivier Adam, éditions Points, 224p.

icon_biggrin

Le Caveau de Famille de Katarina Mazetti

Voici un livre que j’avais emprunté à la bibliothèque en même temps que le premier tome de Katarina Mazetti commenté  ici.

9782330013011

Ce livre reprend les personnages là où nous les avions laissé à la fin du « mec de la tombe d’à côté ».  J’avoue les avoir retrouvé avec plaisir, en me demandant bien ce qui allait leur arriver. Comme précédemment, chaque chapitre est raconté par l’un de nos protagonistes … jusqu’à ce qu’un troisième personnage s’y mettre aussi. Cela m’a un peu dérangé, je suis peut-être un peu réfractaire au changement …

J’ai trouvé le rythme de ce livre à la fois lent et rapide. Rapide dans le sens où finalement au début, en-dehors des disputes « habituelles » des personnages cela se passe sans accrocs. Lent dans le sens où j’ai trouvé certains passages un peu longuets.

Benny qui était tout de même un célibataire endurcit, se retrouve avec deux femmes en même temps, est sur le point de se marier et devient papa. C’est finalement un peu gros.

Je ne sais pas si c’est la déception ou la fatigue du moment, mais j’ai abandonné cette lecture. Je n’irai donc pas plus loin dans la critique de ce livre.

Je terminerai malgré tout sur une note positive, car encore une fois j’ai vraiment adoré la couverture.

icon_redface

Le caveau de famille de Katarina Mazetti, éditions Babel, 259p.

Le mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti

Voici un live que j’ai débuté presque par hasard.  Je cherchai un livre à la bibliothèque, et l’un de ceux mis en avant était le Caveau de famille de Katarina Mazetti. La bibliothécaire me demande alors si j’ai lu le premier tome. Heureusement qu’elles sont là ces bibliothécaires ! Elle m’a donc proposé de lire Le mec de la tombe d’à côté en premier. Et là, oh surprise ! Je vois ce livre dont la couverture m’attirait en magasin et que je n’ai pourtant jamais acheté.

lemecdelatombe.indd

Le résumé me donnait vraiment envie de lire ce roman. Dès le début le récit est en effet très plaisant à lire,le style me convient tout à fait. Résumé qui donne envie La rencontre des deux personnages principaux se fait dans des circonstances particulières, Désirée se rendant sur la tombe de son mari et Benny sur celle des ses parents. En-dehors de cette habitude commune, tout les oppose.

Ces deux personnages sont attachants, ce qui est peut-être lié avec le style de la narration. En effet, la parole est donnée alternativement à l’un et l’autre des personnages, ce qui permet de mieux les comprendre. Malheureusement, je les ai trouvé un peu tête à claque et bornés par moment. Les personnages secondaires ne sont pas inexistants, mais assez peu mis en valeur.

Les mondes de Désirée et Benny sont bien décrits, notamment le monde rural bien qu’il soit caricatural de temps à autres.

Entre ces deux-là, la romance qui commence tourne presque au vinaigre. Beaucoup de disputes et d’incompréhensions, ce qui m’a embêtée au bout d’un moment dans ce récit. Ainsi au fur et à mesure que j’ai tourné les pages, je me suis sentie un peu déçue. La fin est malgré tout pleine de rebondissement et donne envie de lire la suite, que vous trouverez dans un prochain billet. En conclusion, un avis assez mitigé sur ce livre.

Je terminerai par un point positif, la couverture de ce livre que j’aime beaucoup !

icon_confused

Le mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti, Editions Babel, 253p.

Nous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi

Voici un livre que j’ai commencé il y a quelques semaines et que j’avais laissé tomber à cause de la fatigue. Je l’ai repris, et m’y suis remise très facilement, comme quoi il vaut mieux parfois faire une pause !

couv43371767

J’ai tout d’abord été séduite par le style de Véronique Olmi est fluide, rythmé et très facile à lire. Le niveau de détails est justement dosé, j’ai vraiment eut l’impression de me promener dans les rues de Paris, de voir le soleil coucher au travers des vitres des appartements vides. Les sentiments des personnages y sont en outre parfaitement retranscrits.

Le récit commence par la description de la vie des deux personnages principaux, avant que leurs destins ne se rejoigne. Les personnages, y compris les personnages secondaires sont bien décrits, avec des personnalités complexes. L’histoire se complique au fur et à mesure, et au final ce sont deux histoires qui s’entrechoquent : l’aventure entre Suzanne et Serge, et ensuite un retour sur l’enfance de Serge. Je me suis sentie un peu perdue, comme Suzanne qui se demande : mais pourquoi me raconte t’il tout cela ? J’ai donc un peu moins accroché au dernier tiers du roman, Serge qui renoue avec son histoire sur fond de culpabilité. La fin me laisse donc un drôle de goût, et je reste donc au final assez mitigée.

Outre le style de l’écrivain, j’ai eut un véritable coup de cœur (c’est le cas de le dire) pour la couverture.

icon_confusedNous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi, Editions Albin Michel, 230p.

Hunger Games de Suzann Collins

Allez un best-seller pour ma reprise littéraire. Je me suis plongée dans de nombreuses de lectures un peu complexes et qui me demandaient trop de concentration le soir, alors j’ai décidé de lire des romans plus « légers ». Voici donc le premier tome d’Hunger Games.

the-hunger-games-1-hunger-games

 

Il faut dire que j’étais très réservée et que je n’avais pas envie de lire cette trilogie. D’autant plus que la grosse machine commerciale du cinéma est passée par là. En fait, le thème même du livre ne m’attirait pas du tout : un jeu où il faut tuer tous les participants. Lire des pages et des pages de meurtres, très peu pour moi.

J’ai malgré tout sauté le pas.

Les personnages sont assez attachants. J’ai bien aimé l’héroïne qui pour une fois n’est pas une tête à claque. Je trouve que les protagonistes n’ont par contre pas beaucoup de profondeur. Tant de fatalisme me laisse un peu perplexe. Nous avons aussi droit à une histoire d’amour pour adolescente. Bref, je crois que j’ai un peu grandit pour ce genre d’histoire. Par ailleurs, je me demande si le terme « tribut » ne serait pas une erreur de traduction. En effet le terme anglais de tributes ne semble pas tout à fait coller, il désigne plutôt une preuve ou un hommage.

Je reviens maintenant à l’histoire. Je m’y suis plongée assez facilement, le style est simple et facile à lire. Je dois avouer qu’il est difficile de décrocher et que le suspens est bien géré. Moi qui aime les romans plutôt dépouillés, je me demande tout de même si le récit n’aurait pas mérité plus de descriptions.

Pour conclure je dirai malgré tout que l’histoire est vraiment tirée par les cheveux, comme cette histoire de districts et le fondement des hunger games. Je pense lire les suites pour connaître le fin mot de la trilogie, et surtout savoir comment l’auteur a pu rebondir après la fin du premier tome.

icon_smile

Hunger games, tome 1, Suzane Collins, Pocket Jeunesse.