L’enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt

Un dernier roman avant d’attaquer la rentrée littéraire. Le synopsis m’a vraiment interpellée, et je me suis demandée comment Eric-Emmanuel Schmitt, un auteur que j’aime beaucoup, allait traiter ce thème. Il raconte les péripéties de Joseph, enfant juif, recueilli par le père Pons.

Si je ne devais dire qu’une chose : j’ai adoré ce livre. Comme d’habitude je trouve que l’écriture de cet auteur est fluide et bien équilibrée. A aucun moment je ne me suis ennuyée : les personnages sont tous très attachants et l’écriture est enjouée. Le fait que le récit soit raconté à la première personne par Joseph, avec l’insouciance qui va avec, y est certainement pour quelque chose. Comme souvent avec Eric-Emmanuel Schmitt, ce roman est assez court, ce qui permet de garder du rythme et de ne pas s’enliser dans du superflu.

De nombreux sujets sont traités, toujours avec pudeur. Les religions y sont abordées avec beaucoup d’apaisement, au travers de questions d’enfants. On y trouve aussi en filigrane les thèmes de la transmission, en lien avec la religion mais pas seulement, le libre arbitre, la sauvegarde des cultures avec bien entendu en toile de fond la seconde guerre mondiale.

Autre point positif, la couverture est bien choisie ce qui ne gâche rien.

Au final je ne trouve aucun défaut à ce livre, vraiment. J’ai appris que ce roman fait partie d’un cycle qui regroupe plusieurs romans, le Cycle de l’Invisible, qui traite des religions.

Pour conclure, je ne trouve tout simplement pas de défaut à ce roman.

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La rêveuse d’Ostende, Eric-Emmanuel Schmitt

Moi qui croyait avoir choisi un roman, la rêveuse d’Ostende est en fait un recueil de cinq nouvelles… ce qui n’est cependant pas insurmontable.

Pour avoir lu cet auteur, je savais que je n’allais pas être déçue de ma lecture. Si j’ai beaucoup aimé ce livre, je n’ai cependant pas apprécié chaque nouvelle de la même manière.

Ma préférée reste le première, qui a donné son nom à ce livre. J’ai presque vu Ostende, ses plages, la lumière. Loin des descriptions rébarbatives, Eric-Emmanuel Schmitt trouve toujours le mot juste, celui qui nous fait tout comprendre. La langue française est vraiment d’une grande richesse. Dans un autre genre, j’ai également bien apprécié « la guérison » qui nous conte une sorte de métamorphose.

La ligne conductrice est celle du rêve et de l’imagination. Je suis assez surprise aussi que chaque nouvelle nous parle de la mort … mais parfois aussi de renaissance.

A recommander !

La rêveuse d’Ostende, Eric-Emmanuel Schmitt, Éditions Albin Michel