Nous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi

Voici un livre que j’ai commencé il y a quelques semaines et que j’avais laissé tomber à cause de la fatigue. Je l’ai repris, et m’y suis remise très facilement, comme quoi il vaut mieux parfois faire une pause !

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J’ai tout d’abord été séduite par le style de Véronique Olmi est fluide, rythmé et très facile à lire. Le niveau de détails est justement dosé, j’ai vraiment eut l’impression de me promener dans les rues de Paris, de voir le soleil coucher au travers des vitres des appartements vides. Les sentiments des personnages y sont en outre parfaitement retranscrits.

Le récit commence par la description de la vie des deux personnages principaux, avant que leurs destins ne se rejoigne. Les personnages, y compris les personnages secondaires sont bien décrits, avec des personnalités complexes. L’histoire se complique au fur et à mesure, et au final ce sont deux histoires qui s’entrechoquent : l’aventure entre Suzanne et Serge, et ensuite un retour sur l’enfance de Serge. Je me suis sentie un peu perdue, comme Suzanne qui se demande : mais pourquoi me raconte t’il tout cela ? J’ai donc un peu moins accroché au dernier tiers du roman, Serge qui renoue avec son histoire sur fond de culpabilité. La fin me laisse donc un drôle de goût, et je reste donc au final assez mitigée.

Outre le style de l’écrivain, j’ai eut un véritable coup de cœur (c’est le cas de le dire) pour la couverture.

icon_confusedNous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi, Editions Albin Michel, 230p.