Nous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi

Voici un livre que j’ai commencé il y a quelques semaines et que j’avais laissé tomber à cause de la fatigue. Je l’ai repris, et m’y suis remise très facilement, comme quoi il vaut mieux parfois faire une pause !

couv43371767

J’ai tout d’abord été séduite par le style de Véronique Olmi est fluide, rythmé et très facile à lire. Le niveau de détails est justement dosé, j’ai vraiment eut l’impression de me promener dans les rues de Paris, de voir le soleil coucher au travers des vitres des appartements vides. Les sentiments des personnages y sont en outre parfaitement retranscrits.

Le récit commence par la description de la vie des deux personnages principaux, avant que leurs destins ne se rejoigne. Les personnages, y compris les personnages secondaires sont bien décrits, avec des personnalités complexes. L’histoire se complique au fur et à mesure, et au final ce sont deux histoires qui s’entrechoquent : l’aventure entre Suzanne et Serge, et ensuite un retour sur l’enfance de Serge. Je me suis sentie un peu perdue, comme Suzanne qui se demande : mais pourquoi me raconte t’il tout cela ? J’ai donc un peu moins accroché au dernier tiers du roman, Serge qui renoue avec son histoire sur fond de culpabilité. La fin me laisse donc un drôle de goût, et je reste donc au final assez mitigée.

Outre le style de l’écrivain, j’ai eut un véritable coup de cœur (c’est le cas de le dire) pour la couverture.

icon_confusedNous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi, Editions Albin Michel, 230p.

Mademoiselle Chambon de Eric Holder

Ce livre n’est pas vraiment une nouveauté, mais le résumé me faisait envie depuis un petit moment !

Quatrième de couverture Antonio, maçon d’origine portugaise, et Anne-Marie, qui travaille dans un atelier de maroquinerie, ont un petit garçon Kevin. Ils vivent à Montmirail, tranquillement. Un jour, Antonio va chercher Kevin à l’école. A leur insu, les vies de l’institutrice et du maçon vont être bouleversées par cette première rencontre. Antonio prend l’habitude d’aller chercher Kevin à l’école. Mademoiselle Chambon essaie d’établir la fréquence de ses passages. Elle lui demande de remplacer une fenêtre dans son appartement. Il vient chez elle, regarde le violon qu’elle possède. Elle doit s’avouer qu’elle est amoureuse. Il est chez elle. Il travaille. Pendant ce temps, elle lit un roman. Pour lui, avant qu’il parte, elle joue de son instrument. Elle lui offre une cassette sur laquelle elle a enregistré une sonate de Bartok. Anne-Marie trouve la cassette, « Bartok, drôle de nom, qui est-ce ? ».

Difficile pour moi de commenter ce livre, tant j’ai été assaillie par des sentiments contradictoires. J’ai tout d’abord bien accroché à cette histoire, en incorrigible romantique que je suis. Il m’était presque impossible de refermer le livre tant je voulais en connaître la suite ! L’écriture est plaisante, l’histoire posée et paisible. Les chapitres sont assez courts, et l’on suit l’intrigue au fil des saisons. Un point positif : pour une fois, cette histoire d’amour ne se déroule pas sur fond de couple qui se déchire et décrit simplement une rencontre entre deux personnes qui s’attirent.

Et puis vers la moitié du livre j’ai été plutôt déçue par ce récit. Peut-être parce que cette distance entre les personnages finit par les rendre froids, sauf Anne-Marie qui est la seule à aller de l’avant. Certainement aussi car je m’imaginais une autre fin. Difficile d’en dire plus sans dévoiler le reste … je dirais tout de même qu’il ne se passe pas grand chose.

Bien que je n’ai pas été emballée plus que cela, je vais tenter d’autres romans du même auteur qui m’a séduite par la justesse de son écriture.

Au final, c’est un court roman qui se lit facilement, et qu’il faut avoir lu !

Mademoiselle Chambon, Eric Holder, Flammarion, 140p.