Le mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti

Voici un live que j’ai débuté presque par hasard.  Je cherchai un livre à la bibliothèque, et l’un de ceux mis en avant était le Caveau de famille de Katarina Mazetti. La bibliothécaire me demande alors si j’ai lu le premier tome. Heureusement qu’elles sont là ces bibliothécaires ! Elle m’a donc proposé de lire Le mec de la tombe d’à côté en premier. Et là, oh surprise ! Je vois ce livre dont la couverture m’attirait en magasin et que je n’ai pourtant jamais acheté.

lemecdelatombe.indd

Le résumé me donnait vraiment envie de lire ce roman. Dès le début le récit est en effet très plaisant à lire,le style me convient tout à fait. Résumé qui donne envie La rencontre des deux personnages principaux se fait dans des circonstances particulières, Désirée se rendant sur la tombe de son mari et Benny sur celle des ses parents. En-dehors de cette habitude commune, tout les oppose.

Ces deux personnages sont attachants, ce qui est peut-être lié avec le style de la narration. En effet, la parole est donnée alternativement à l’un et l’autre des personnages, ce qui permet de mieux les comprendre. Malheureusement, je les ai trouvé un peu tête à claque et bornés par moment. Les personnages secondaires ne sont pas inexistants, mais assez peu mis en valeur.

Les mondes de Désirée et Benny sont bien décrits, notamment le monde rural bien qu’il soit caricatural de temps à autres.

Entre ces deux-là, la romance qui commence tourne presque au vinaigre. Beaucoup de disputes et d’incompréhensions, ce qui m’a embêtée au bout d’un moment dans ce récit. Ainsi au fur et à mesure que j’ai tourné les pages, je me suis sentie un peu déçue. La fin est malgré tout pleine de rebondissement et donne envie de lire la suite, que vous trouverez dans un prochain billet. En conclusion, un avis assez mitigé sur ce livre.

Je terminerai par un point positif, la couverture de ce livre que j’aime beaucoup !

icon_confused

Le mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti, Editions Babel, 253p.

Les chaussures italiennes de Henning Mankell

Après avoir lu de courts romans, je passe à présent à un roman plus long. Je l’ai choisi au hasard, car il ne me restait que quelques secondes avant que la bibliothèque ne ferme !

L’histoire : Fredrik vit depuis des années seul sur son île. Il s’est exilé ici à la suite d’une erreur médicale et joue les ermites avec son chat et son chien. Mais voilà qu’une ancienne petite amie qu’il a abandonnée le retrouve …

Voici un livre que j’ai dévoré rapidement, l’auteur a vraiment une écriture fluide. Le ton est léger : on passe du rire aux larmes, les moments cocasses laissent place à des moments poétiques. Je n’ai noté qu’une ou deux longueurs, comme la rencontre avec le cordonnier, ou la venue de Sima sur l’île. Ces moments ne m’ont pas vraiment touché.

Le principal thème abordé est celui de la vie : la vie, la mort, la renaissance. L’auteur y parle aussi de nos erreurs, abandons, du pardon, de la solitude, de ces petits évènements qui peuvent changer le cours de la vie. La maladie est également présente, comme un fil conducteur du roman.

Les personnages ne laissent pas indifférents : tour à tour attachants, énervants, ici personne n’est tout blanc ou tout noir. Le personnage principal se retrouvera aux prises avec de nombreuses femmes tout au long du roman.

J’aime beaucoup les couleurs de la couverture, qui donnent un petit air de nostalgie. Pour comprendre ce que fait cette caravane au milieu de nulle part, il faut arriver aux trois quarts de la lecture.

C’est un peu hors sujet, mais ce livre m’a donné envie d’aller en Suède pour voir cet archipel pris dans la glace, les forêts enneigées, et surtout ce fameux lac noir !

Les chaussures italiennes, Henning Mankell, Editions du seuil, 340p