Atom[ka] de Franck Thilliez

Voici une « nouveauté » que j’ai emprunté dans ma petite bibliothèque de quartier. Un livre sorti pour la rentrée littéraire de 2012 par un auteur qui collectionne les bonnes critiques mais que je n’ai jamais lu. Certainement car je lis assez peu de polars.

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Ce n’est qu’après avoir commencé la lecture que j’ai appris qu’il s’agit en fait de la troisième aventure d’un couple de flics. Mais en fait je n’ai pas trouvé cela gênant de ne pas avoir lu les précédents livres, car leur passé est bien amené au fur et à mesure de l’intrigue.

Le style est agréable à lire, même si je l’ai trouvé un peu long à la fin. Il faut avoir le coeur bien accroché car certains passages sont particulièrement forts, voire choquants. L’histoire est vraiment rondement menée, et on se demande au début du livre comment agencer toutes les pièces du puzzle ! la pelote se détricote au fur et à mesure, et on veut en savoir toujours plus ! Un livre vraiment addictif, sur fond d’énigme scientifique.  Il nous permet de voyager aux quatre coins de la planète, et les descriptions sont toujours très bien faites, suffisantes sans trop en faire.

Les personnages sont bien décrits et attachants. Une partie du livre concerne d’ailleurs la vie de l’un d’entre eux, avec une histoire dans l’histoire. Si cela a certainement passionné les lecteurs qui connaissaient déjà notre couple d’enquêteurs, j’y ai vu assez peu d’intérêt. Les personnages principaux ont par ailleurs un passé très (trop ?) sombre.

En conclusion une très bonne lecture, qui me donne envie de lire les précédents opus, alors que je lis assez peu de polars d’habitude.

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Atom[ka] de Franck Thilliez, éditions Fleuve Noir, 596p.

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Les chaussures italiennes de Henning Mankell

Après avoir lu de courts romans, je passe à présent à un roman plus long. Je l’ai choisi au hasard, car il ne me restait que quelques secondes avant que la bibliothèque ne ferme !

L’histoire : Fredrik vit depuis des années seul sur son île. Il s’est exilé ici à la suite d’une erreur médicale et joue les ermites avec son chat et son chien. Mais voilà qu’une ancienne petite amie qu’il a abandonnée le retrouve …

Voici un livre que j’ai dévoré rapidement, l’auteur a vraiment une écriture fluide. Le ton est léger : on passe du rire aux larmes, les moments cocasses laissent place à des moments poétiques. Je n’ai noté qu’une ou deux longueurs, comme la rencontre avec le cordonnier, ou la venue de Sima sur l’île. Ces moments ne m’ont pas vraiment touché.

Le principal thème abordé est celui de la vie : la vie, la mort, la renaissance. L’auteur y parle aussi de nos erreurs, abandons, du pardon, de la solitude, de ces petits évènements qui peuvent changer le cours de la vie. La maladie est également présente, comme un fil conducteur du roman.

Les personnages ne laissent pas indifférents : tour à tour attachants, énervants, ici personne n’est tout blanc ou tout noir. Le personnage principal se retrouvera aux prises avec de nombreuses femmes tout au long du roman.

J’aime beaucoup les couleurs de la couverture, qui donnent un petit air de nostalgie. Pour comprendre ce que fait cette caravane au milieu de nulle part, il faut arriver aux trois quarts de la lecture.

C’est un peu hors sujet, mais ce livre m’a donné envie d’aller en Suède pour voir cet archipel pris dans la glace, les forêts enneigées, et surtout ce fameux lac noir !

Les chaussures italiennes, Henning Mankell, Editions du seuil, 340p

Bifteck de Martin Provost

J’ai été appâtée par la couverture vichy de ce livre et par son résumé prometteur. André Plomeur, boucher à Quimper comme depuis de nombreuses générations, a aidé les femmes de soldats envoyé en guerre à passer le temps… Oui, mais la guerre a une fin et André se retrouve père de 7 enfants. S’en suit un drôle de voyage.

Mieux vaut être prévenu tout de suite : ce livre n’est pas un roman comme les autres. En fait, j’aime à penser que j’ai été en présence d’un conte pour adultes, avec ce qu’il faut de poésie et de fantastique. Au cours de ces 122 pages, je suis passée par tout un tas d’émotions, notamment avant de comprendre qu’il ne fallait pas prendre le texte au pied de la lettre.

Amusement – Interrogation – Incompréhension – Émerveillement – Nostalgie – Incompréhension (le retour) – Sourire

Bien que le style soit assez étonnant, le texte se lit facilement. On y déniche de superbes moments poétiques, notamment lors du voyage sur le bateau. L’histoire se décompose en trois principaux tableaux : Quimper, le bateau, l’île. Je trouve bien que pour une fois la thème de la paternité soit abordé, et de belle manière. Mais même si le personnage d’André a tout pour être un personnage sympathique,  je doit avouer que je ne me suis pas tellement attachée à lui, ni à toute sa marmaille. La faute peut-être à une histoire à laquelle on ne peut pas vraiment s’identifier.

Un autre point qui me fait penser à un conte : le chiffre 7. Comme les 7 nains, ou les 7 frères dans le petit poucet.

Un livre que je conseille … à un public averti !

Bifteck de Martin Provost, Le Livre de Poche, 122p.

 

Le Grand Voyage Tome 1, Mohawks et le Peuple d’en haut, Nicolas Vanier

Enfin une grande lecture pour ces vacances, que j’ai pour ainsi dire englouti rapidement.

Une histoire qui prend place dans le Grand Nord, celle de Mohawks parti pour un le Grand Voyage comme l’avaient fait les Zuyis avant lui.

Un livre dans lequel je suis rentrée facilement, avec un bon rythme et une écriture très fluide. L’action se mêle à la description de ces paysages lointains. Le héros est attachant, même si l’auteur lui donne plus de défauts que de qualités pour le moment ! On y croise des chamans, des animaux, et bien entendu des femmes prêtes à faire tourner la tête à notre indien.

Je ne connaissais pas Nicolas Vanier écrivain, et bien je vais me rattraper en lisant ses romans précédents, et bien entendu la suite du Grand Voyage.

Le Grand Voyage, tome 1 Mohawks et le Peuple d’en haut, Nicolas Vanier, Xo éditions, 418 pages